OH CATALYSE ETA BELLA…
En ce mois de juin, la campagne
présidentielle commencée le jour de l’élection de
Monsieur Sarkozy entre dans une phase de frénésie.
Les jeunes prétendants au poste qui ont su toutes ces dernières
années démontrer leur talent à amener le pays là où il
en est aujourd’hui, tentent à nouveau d’attirer les suffrages
des abstentionnistes non représentés au parlement faute de proportionnelles.
Beaucoup de nos compatriotes lassés par une actualité écoeurante,
aurait tendance à vouloir faire front !
Au niveau corporatiste, le paysage est tout aussi brillant. Pour s’en convaincre,
il suffit de tourner les yeux vers les syndicats de médecins qui, à la
veille de signer une convention, se contorsionnent sous les yeux interloqués
et sans doute goguenards de Van de Roeckeghem. Chacun a pu constater que les
conventions n’étant jamais respectées, il n’est pas
nécessaire de vouloir faire passer ses idées par des procédures
d’ « empeachment » à l’encontre des
autres.
Les intérêts syndicaux seraient-ils d’une autre nature que
les intérêts d’une Santé qui n’aura bientôt
plus rien de publique ?
Si nous descendons encore dans la gamme, notre profession n’est pas mieux
lotie. Notre syndicat sans doute utopiste, s’est escrimé depuis
1997, à vouloir toiletter notre système de représentativité.
Nous avons promu l’idée de soumettre nos confrères à des
votes pour des projets plutôt que pour des clans, à cet effet, il
nous a semblé que la création d’une Chambre professionnelle était
une alternative possible. Dans cette perspective, nous avons été une
des chevilles ouvrières dans la création de OK Kiné puis
de l’Union. Hélas il ne nous aura pas fallu longtemps pour retomber
dans la guerre des Gaules ! les vieux réflexes grégaires amènent
cette fusion-union de frères ennemis à un affaiblissement inéluctable.
Estimant que nos projets ne sont plus représentés, le SNKG ne tient
plus à servir de force d’appoint dans les élections à la
CARPIMKO ou dans les enquêtes de représentativité. En opérant
un virage à 180°, nous allons retourner vers une base réputée
inerte mais cependant bien vivante sur le NET. Nous y découvrirons de
vrais laboratoires d’idées si proches des nôtres, le même
enthousiasme qu’avait su nous insuffler Bernard Vigourt et dont nous conservons
la fraîcheur dans des carcasses certes un peu cabossées.
Bien conscients des écueils que nous avons rencontrés, ces jeunes
peuvent compter sur nous comme catalyseurs pour relayer leurs messages.
Profitez de cette période estivale pour reprendre des forces, le travail
fait que commencer !
R.
MARCHAND
Président
National du SNKG |