Préface
du Dr BOURDIOL
Pour l'exposé
extrait de la première partie du cours (en 2 parties) sur la
Gestion du Stress par la technique des « PER »
Chaque siècle connaît ses vicissitudes. La marche de
l'homme sur la lune illustre bien l'avancée scientifique du
vingtième siècle. Pour m'en tenir au domaine médical
qui est le mien, il n'est qu'à noter les progrès diagnostiques
et thérapeutiques qui ont considérablement allongé
notre âge moyen de vie, et rappeler, bien sûr, les prouesses
chirurgicales qui permettent la greffe d'un foie ou d'un rein, le
ravaudage d'un vaisseau et même le remplacement d'un cœur.
Cependant, toutes ces nouvelles
techniques n'ont pas empêché l'extension d'un mal sournois,
universel : dans les années qui précédèrent
la seconde guerre mondiale, le terme de « stress » apparut,
d'abord dans le langage médical ( et notamment dans les travaux
d'H.Selye ), puis, très vite, dans le langage courant. Il définissait
- et toujours, d'ailleurs - un « mal-être » résultant
d'agressions de toutes natures, plus ou moins exprimées sinon
ressenties. Le résultat en est un état de tension neurovégétative
de plus en plus insupportable et insupporté, avec tout le cortège
habituel d'asthénie, d'anxiété et d'irritabilité.
Loin de se cantonner au seul domaine « nerveux », ce processus
peut provoquer des accidents sérieux dont l'infarctus du myocarde
n'est pas le moindre.
Ce nouveau «mal du siècle », contrairement à
la vague romantique du siècle précèdent, poursuit
sa progression et ses ravages, à tous les âges, dans
toutes les contrées, dans toutes les couches de sociétés.
Il entraîne une consommation croissante de drogues à
visée anxiolytique. Et les Français, dans ce domaine,
se trouvent dans le peloton de tête...
Beaucoup de thérapeutes - dont je suis - se sont intéressés
au phénomène du stress. Mais, à ma connaissance,
personne ne m'a jamais soumis quelque chose de comparable à
ce que présente aujourd'hui Claude BRIQUET. Ayant réussi
la synthèse de très nombreux enseignements donnés
dans le cadre de divers disciplines, ce Kinésithérapeute
diplômé d'Etat a mis au point et présente ici
ce qu'il a modestement nommé « Approche d'une technique
anti-stress de la loge abdomino-pelvienne ». Il s'agit, en fait,
de la mise en pratique d'une remarquable
technique dont j'ai pu éprouver à la fois tant l'efficacité
que l'innocuité.
Dans ce texte qu'il nous
soumet, chaque spécialiste médical peut discutailler
du bien fondé de telle ou telle assertion anatomique ou physiologique
concernant les trois diaphragmes somatiqucs qu'il décrit. Remarquons
d'ailleurs, que bien des données pragmatiques restent encore
sans explication et - surtout- sans aval officiels ! Il n'en demeure
pas moins que Claude BRIQUET rapporte des faits que chacun peut objectivement
vérifier : si la richesse symptomatique des plexalgies est
depuis bien longtemps reconnue comme d'étiologie diaphragmatique
ou para-diaphragmatique, la non moins classique « boule hystérique
» souligne bien l'implication de toutes les voies autonomes
régissant les structures pharyngo-laryngées qu'il rapporte,
selon les conceptions ostéopathiques, au « diaphragme
cervical ». Et son « diaphragme pelvien », lui aussi
concept ostéopathique, est une entité physiologique
qui peut parfaitement s'expliquer, au choix, soit par les intrications
pelviennes de méridiens de l'acupuncture traditionnelle chinoise
( Vessie et merveilleux vaisseau Tae-Mo ) ; soit par le « kanda
» des textes sanscrits ( que beaucoup confondent avec le «
muladhara-chakra » sacro-coccygien basai ) ; soit, pour les
tenants de la neurologie occidentale, par la rupture qui existe, dans
les schémas de l'innervation abdomino-pelvienne , secondaire
à l'arrivée des influx du membre inférieur qui
s'interposent entre toutes les voies viscérales liées
aussi bien aux deux plexus hypogastriques qu'aux formations parasympathiques
sacro-coccygiennes.
Mais son apport le plus remarquable est incontestablement sa «
technique des pontages énergétiques
réflexes » ( P.E.R. ). Mettant en pratique
les données issues à la fois de l'effet Venturi des
étranglements routiers et du phénomène énergétique
de mon « halo vital » dont l'effet Kirlian illustre un
des aspects purement distaux, Claude BRIQUET est l'auteur d'un processus
de rééquilibrage énergétique aussi simple
que rapide et efficient : il interpose sa propre entité biomécanique
en interconnectant deux points réactionnels cutanés
selon des règles précises basées sur une schématisation
triangulaire dont j'avais publié, voici trente ans, les données
dans mon tout premier ouvrage de réflexothérapie. Pour
ce faire, il effectue le repérage adéquat de la «
dermalgie-réflexe » ou du « cristal » grâce
à leurs propriétés de « retenue »
palpatoire spécifique et à la douleur que provoque toute
pression à leur niveau. Il se borne alors à relier entre
elles ces entités réflexes dermiques par la simple interposition
de ses doigts : soit pouce et index d'une même main pour des
plages muqueuses ou somatiques périphériques qu'il peut,
ainsi, enserrer ; soit par un ou deux doigts de ses deux mains lorsque
les points à corriger sont trop distants. Et le rééquilibrage
énergétique se traduit par une syntonisation donnant
une très nette sensation de pulsation.
Voilà!...
Je l'ai dit et je le répète : c'est simple, rapide et
c'est efficace. Certes, il ne s'agit pas d'un traitement à
proprement parler. Claude BRIQUET ne pratique ici aucun acte médical
contraire à sa déontologie : sa technique ne vise ni
à diagnostiquer ni à traiter un quelconque syndrome
nocif. Il apprécie seulement certaines qualités cutanées,
comme tout bon kinésithérapeute sait et peut faire.
Puis il se borne simplement à les interconnecter de ses mains.
Sans rien prétendre de plus.
Je puis cependant témoigner, d'une part, de la rapidité
avec laquelle « fondent » les anomalies dermiques et,
d'autre part, de la réalité du « mieux-être
» ressenti par le sujet. Quelque fois précédés
-d'un léger étourdissement toujours transitoire, les
tout premiers symptômes de l'action anti-stress du pontage énergétique
réflexe sont une sensation d'apaisement et de détente,
un allégement respiratoire ainsi qu'un très fréquent
gargouillis épigastrique. Leur succède un état
d'accalmie, voire de quiétude, qui peut durer un certain temps,
spécifiquement variable. Nous l'avons tous éprouvé,
dans le groupe d'études que je dirige, le GEMMER, lorsque Claude
BRIQUET vint, à ma'demande, nous l'exposer.
C'est donc tout naturellement, sans aucune réticence et, même
avec le plus grand plaisir, que j'ai accepté de rédiger
cette Préface destinée au C.D. ROM que Claude BRIQUET
élabore. Et je me réjouis d'adresser à mon élève
Claude, avec mes plus vives félicitations, toute l'estime et
l'affection que lui porte son vieux maître.
Saint Germain-en-Laye ce 23 octobre 2000
Docteur
René-Jacques BOURDIOL
Ancien Chargé d'Enseignement à la Faculté de
Médecine de Paris
Sociétaire de l'Académie des Sciences de New-York
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